entre ciel et terre

mercredi 11 décembre 2013

Bienvenue chez nous

Passez quand vous voulez !
Maïté & Serge

dimanche 5 juin 2011

Les parquets


Pierre à la pose de fibre de bois
A l'étage, nous avons laissé en place les planches de douglas posées en plancher. Nous les recouvrons de 2 cm de fibre de bois...


...puis d'une sous-couche de 6 mm  en PXD.
Edouard au collage du parquet


Le parquet de châtaignier de 15 mm est ensuite collé sur cette surface. Les lames sont serrées au marteau (attention le doigt ! Aïe, trop tard !) en intercalant une cale. Un tire-lame peut s'avérer utile à l'approche du mur.




Au RDC, la pose se fait sur lambourdes.
Après réflexion, nous décidons de poser les lambourdes de chêne (5x5) directement sur la terre battue. Les lambourdes périphériques sont vissées dans les plinthes. Pour la partie jouxtant la terre cuite, elles sont maintenues à l'aide de plots d'un mélange plâtre-chaux-sable... 




Le tout est évidemment minutieusement calé de niveau. Un lit de sable est rajouté si nécessaire.
Le parquet est ensuite vissé côté languette à l'aide de vis à parquet.





L'humidité ramené dans la dalle lors de la pose de terre cuite a permis à ce chêne de s'inviter dans la chambre... de façon provisoire.  Il nous servira d'indicateur de séchage.

dimanche 20 mars 2011

Sol en terre cuite

Le moment tant attendu par Maïté est enfin arrivé : on commence la terre cuite ! Bétonnière, chaux hydraulique NHL2 (ou NHL3.5), sable, eau, pelle et brouette : Alain est prêt à attaquer le mélange destiné à la chape sèche : 1 volume de chaux, 4 volumes de sable, et très peu d'eau (1/2 à 1 volume maximum selon l'humidité du sable). L'ensemble doit être juste humide.
A l'intérieur, Maïté prépare le matériel : truelle, taloche, spatule crantée, maillet, éponge et seau d'eau, sans oublier règles et équerre.
La chape maigre est déposée sur une épaisseur de 4 à 6 cm. Des plots recouverts d'un morceau de carrelage usagé servent de repère de niveau (merci Antoine pour l'efficacité du laser !) et seront utilisé pour "tirer des nus", bandes réglées de niveau qui servent de repères pour régler l'ensemble de la chape.
Les repères d'alignement sont tracés pour réaliser les 2 premières rangées. Puis la barbotine est étalée, et égalisée à la spatule crantée. Les 2 rangées de carreaux sont alors posées suivant les repères, en veillant à ce que les joints soient le plus régulier possible. A noter qu'il y a parfois des différences de taille importante d'un carreau à l'autre. Il faut donc démarrer avec un joint suffisamment large pour pouvoir l'adapter en cas de besoin.
La planéïté de l'ensemble est jugée à l'oeil et au toucher, le maillet permettant de persuader les récalcitrants de rentrer dans le rang. Les coupes sont réalisées à la disqueuse. Nous travaillons avec une terre cuite de l'Aude que Maïté connaissait bien, et qui est beaucoup plus facile à couper que les produits locaux.

mardi 30 novembre 2010

Phytoépuration

Avant l'hiver, nous tenions à installer les bacs de phytoépuration, afin de pouvoir planter dès les beaux jours.
Matériaux nécessaire :
- 5 m3 de pouzzolane, 0,75 m3 de galets
- 5 demi-buses de 0,60m de longueur pour la zone verticale d'évacuation de chaque bac.
- 5 bondes d'évier à visser pour l'évacuation, et 5 manchons flexibles.
- des tuyaux PVC diamètre 40mm pour les liaisons.
La pelleteuse nous a creusé de beaux trous (carrés) pour y placer nos bacs agricoles (ronds !). La prise de niveau nous permet d'une part de placer le fond à l'horizontale, et de vérifier qu'on a bien un dénivelé d'au moins 8 cm entre chaque bac, plus 2 cm par mètre... Le fond des trous est tapissé de terre sableuse. Les bacs sont ensuite placés. Sur le fond sont placés quelques galets. La pouzzolane va ensuite garnir l'ensemble du volume, à l'exception d'une colonne de galets à l'arrivée, et d'une couronne de galets autour de la buse verticale délimitant la zone d'évacuation.Pour placer les galets en colonne, il faut placer une séparation entre ceux-ci et la pouzzolane pendant le remplissage (tôle, plastique, ...) et remonter cette séparation au fur et à mesure.

Novembre 2010

Le chantier continue... Florent et Cyril ont profité d'un stage de deux semaines pour rebâtir les murs du patio (la bauge au secours du pisé...) et réaliser les enduits intérieurs de la salle de bains, et une partie des murs de l'étage avec l'aide de Gilles et Maïté.

Christophe a patiemment numéroté, recoupé, identifié, connecté les réseaux électriques pour nous préparer un joli tableau...

mardi 31 août 2010

Sgraffito

Pour égayer un peu le pan de mur extérieur de l'étage, nous nous essayons à une technique médiévale de sculpture dans l'enduit.
Pour commencer, le dessin est réalisé sur papier, puis quadrillé pour être agrandi sur un support de la taille voulue.
Le tracé est ensuite marqué de repères troués qui serviront à marquer l'emplacement en tapotant avec une poche de tissu contenant de la poudre blanche.
Le mur est recouvert sur un emplacement un peu plus grand que le sgraffito d'une première couche d'enduit coloré (ici, un mélange de terre, chaux, et ocre rouge du Roussillon).
Le lendemain, on recouvre le mur d'enduit de finition. La zone colorée disparaît alors. C'est là que le dessin est implanté discrètement à l'aide des trous percés dans le support laissant passer un peu de poudre. Une fois les repères placés sur le mur, l'enduit frais est creusé pour retrouver l'enduit coloré situé dessous.

Foulage au pied

Le malaxeur étant tombé en panne, nous avions laissé de côté les derniers enduits de corps sur la maison. Mais, l'été avançant, il devient impératif pour nous de les réaliser avant la rentrée. Heureusement, quelques stagiaires en rénovation du patrimoine (lien) , et plus spécialement Florent, nous apprennent à fouler au pied. Suivant notre recette de l'enduit de corps, les ingrédients sont déposés  sur une bâche et écrasés avec le talon.
La matière est ensuite roulée dans la bâche pour former un gros boudin, et le foulage peut reprendre...jusqu'à obtenir un mélange homogène.  [PHOTOS]

lundi 30 août 2010

Voûtes sarrazines

Paco est monté d'Ariège nous faire l'escalier. Selon la méthode des "voûtes sarrazines", il n'utilise que du plâtre et des briques plâtrières. Le tracé de l'escalier est une étape primordiale pour que celui-ci soit confortable. La particularité de la construction fait que la prise est très rapide, et qu'on peut donc monter sur les marches au fur et à mesure qu'elles sont bâties. Autre particularité : toutes les chutes de découpe sont réutilisées pour caler, faire des liens entre les marches et la paillasse. L'ensemble du bâti est ainsi solidarisé et les charges sont réparties de façon très homogènes. Au final, sur les 150 briques achetées, il nous en restera ...une seule entière. Et pas de chutes !
Pour le collage des briques, on utilise du plâtre à bâtir, c'est à dire un plâtre préparé très solide, et non pas liquide comme pour un enduit. Pendant la prise, si nécessaire (notamment pour la paillasse), on cale avec des étais en bois.
Le dessous de la paillase est ensuite enduit (de plâtre à enduire cette fois, bien sûr).

dimanche 18 juillet 2010

Enduits

Voici le temps des enduits...
Nous optons pour des enduits terre à l'intérieur, ainsi qu'à l'extérieur sur les murs non soumis aux intempéries de la région. Sur les façades sud et sud-ouest, nous prévoyons un enduit chaux-terre-sable, qui résistera mieux aux assauts de la pluie et du vent conjugués.[PHOTOS]
Avant tout, nous commençons par quelques essais...
Les deux premiers essais sont effectués avec de la terre achetée (Domus matériaux). Les suivants sont faits à partir d'une terre locale, que nous appelons "Beausoleil". Elle se prête à merveille aux travaux d'enduits, nécessitant seulement un tamisage facile, et aucun apport de sable.
Nous procédons également à quelques essais d'enduits à la chaux, variant les proportions chaux-terre-sable. Seul le mélange 1-3-0 (1 chaux, 3 terre) présente des fissures au séchage.
Les essais sont des carrés de 40cm de côté, dimension idéale pour avoir un aperçu du fini, et permettre à l'enduit de réunir les conditions réelles de prise et de séchage.
Le mélange que nous choisissons finalement pour l'extérieur est le 1-3-2, qui se comporte bien et est suffisamment coloré par la prédominance de la terre.

Les enduits intérieurs
Nous  commençons par la grande pièce du rez-de-chaussée. Un enduit terre de couleur crème pour le mur sud du salon, un enduit-Beausoleil pour la cuisine, et un dégradé pour la jonction des deux enduits... La couche de corps qui va recevoir l'enduit est largement mouillée au pulvérisateur, à plusieurs reprises. L'enduit se pose à la truelle, se dresse à la lisseuse ou au platoir, et est fini à l'éponge.



Les enduits extérieurs
draps Nous profitons d'un répit de la météo pour nous lancer dans l'enduit de la façade sud. Nous prenons la précaution de tendre des draps que nous aspergeons régulièrement. Cela donne à la maison un drôle d'aspect, avec toutes ces tentures tendues au vent...
Comme à l'intérieur, la façade est copieusement arrosée. Le mélange est fait dans une grande bassine : d'abord 1 volume de chaux que nous mêlons à de l'eau pour obtenir une barbotine assez liquide, puis 3 volumes de terre "Beausoleil" et 2 volumes de sable. Ce mélange s'est bien comporté durant les essais, et sa teinte nous convient. Nous aurions certainement pu diminuer la proportion de chaux encore un peu... Cela aurait peut-être évité les quelques micro-fissures qui apparaissent au séchage.

dimanche 20 juin 2010

Cloisons

Pour les cloisons, nous avons procédé différemment au rez-de-chaussée et à l'étage :

- au RDC, nous avons opté pour un système combinant isolation phonique et apport d'inertie.
- la canisse est vissée de chaque côté des poteaux, et sert de banchage perdu à un mélange paille-terre. Ce mélange, très pauvre en terre pour privilégier l'isolation phonique, est obtenu en trempant la paille dans de la barbotine et en la laissant égoutter.

Nous avons laissé sécher à coeur. La canisse est alors recouverte de barbotine, puis enduite de couche de corps sur 2-3 cm d'épaisseur.



- à l'étage, nous avons construit des cloisons plus légères : fibre de bois entre plaques de Fermacell.